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Israel - la nation start up

Israel - La nation start up

Dan Senor -

Saul Singer

Comment se fait-il qu’Israël – un pays d’à peine plus de 7 millions d’habitants, fondé il y a 60 ans, constamment en guerre depuis et ne disposant d’aucune ressource naturelle – soit à l’origine de la création et du développement de davantage d’entreprises de haute technologie que des pays plus importants, plus anciens et qui vivent en paix comme le Japon, la Chine, l’Inde, la Corée du sud, le Canada, le Royaume-Uni ou la France ?

A partir de très nombreux exemples de chefs d’entreprises et d’investisseurs israéliens parmi les plus proéminents, Dan Senor et Saul Singer expliquent pourquoi et comment Israël a développé une combinaison unique d’obstination et de résilience qui peut expliquer ses succès économiques.

Comme le montrent les auteurs, Israël n’est pas « seulement un pays » mais un état d’esprit. Depuis la fondation de l’état d’Israël et à travers ses choix politiques et industriels, c’est la spontanéité, la détermination et la prise de risques qui caractérisent l’histoire du pays.

Sur le plan culturel et géopolitique, Senor et Singer expliquent comment l’histoire d’Israël, sa politique d’intégration des immigrants, ses ressources en Recherche et Développement et le recours à la conscription ont été des facteurs clés du développement économique du pays, et de quelles menaces ce modèle doit se prémunir.

La littérature sur le Moyen Orient est très abondante mais, étonnamment, elle ne permettait pas, jusqu’à la publication de ce livre, de comprendre en quoi l’histoire, la stratégie et la politique sont à l’origine de la croissance économique d’Israël.

Au moment où la plupart des pays capitalistes s’interrogent sur de possibles nouveaux ressorts de croissance, il était particulièrement opportun de s’intéresser à ce petit pays remarquable de dynamisme pour y chercher quelques éléments de réponse…

Caractéristiques

Auteur: Dan Senor - Saul Singer

Rubrique: Enquêtes, essais, romans

16cm x 24cm
378 pages
24.80 € TTC

ISBN: 9782840017950

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Table des matières

Préface de Shimon Pérès
Avertissement
Introduction

Partie I : La petite nation qui en voulait
1. La persévérance
2. Des entrepreneurs combattants

Partie II : Instiller une culture d'innovation
3. Les gens du Livre
4. Harvard, Princeton et Yale
5. Là où l'ordre et le chaos se rencontrent

Partie III : Prémices
6. Une politique industrielle efficace
7. Immigration, le défi des types de Google
8. La diaspora, voleurs d'avions
9. Le test de Buffett
10. Yosma, l'entrepreneur

Partie IV : Un pays motivé
11. Trahison et opportunité
12. Des nez de missiles aux geysers
13. Le dilemne du cheikh
14. Ce qui menace le miracle économique israélien

Conclusion : des cultivateurs de haute technologie

Postface

Remerciements
Notes
Bibliographie
Index

Lire la suite

La presse en parle

"ISRAELVALLEY ENTREPRENEURSHIP - INTERVIEW A TEL-AVIV DE YAÏR SHAMIR (EX-PRESIDENT DE IAI ET CATALYST LTD

TEMOIGNAGE – Israël, pays des start-ups innovantes, « un paradis pour les enfants ». Le témoignage d'une rencontre avec l'homme d'affaires Yair Shamir. C'est toujours avec un intérêt
marqué pour le modèle économique israélien que je me suis interrogé en ce début d'année s'il pourrait servir d'exemple pour les pays européens.
/.../
L'entretien commencé, une série de questions porta sur l'existence d'un modèle qui rendrait Israël si novateur et entrepreneurial, et dont l'explication la plus développée à ce jour réside dans le livre Start-up Nation de Dan Senor et Saul Singer (livre paru en 2009 et qui vient enfin d'être traduit en Français aux éditions Maxima , "Israël une Nation Start-up").
La réponse de Yair Shamir relative à cette thématique est très claire. Il faut tout d'abord comprendre ce qu'est véritablement Israël. Pour lui, il ne s'agit pas uniquement d'une nation Start-up, d'un modèle. Le succès d'Israël réside dans l'atmosphère ouverte de la société qu'il a su créer, qu'il qualifie de « paradis pour les enfants ». Cela a certes de quoi surprendre, mais nous parvenons très vite à être séduits par cette idée. En bref, la recette magique ayant permis de développer un tel environnement propice à l'innovation et l'entrepreneuriat, viendrait de la mentalité israélienne et ceci dès le plus jeune âge.
/.../
Fabien Risterucci
http://www.argus-medias.com/affcoupures/SID/5ac77496238e64ac61f8a9dc043f572b/3f16e92dac1d902b637de04fab41700b/50000000007709692-1/2011-09-26~5692@ISRAELVALLEY_HEROKU_COM.pdf"

Israelvalley.heroku.com - 23/09/2011

"Le titre même semble connu. Israël, la nation start-up … la nation du high-tech, Israël connaît plus de start-up que la Silicon valley de la baie de San Francisco. Tous ces énoncés font la fierté des Israéliens. Et pourtant, nous disent Dan Senor et Saul Singer ― dont le livre édité pour la première fois en 2009, vient de sortir en français ―, aucun livre ne s’était encore focalisé sur le sujet. Plus encore nous disent les auteurs, nul n’était capable de dire pourquoi Israël a développé le pôle d’innovation technologique le plus important et performant au monde.

"Comment se fait-il, nous disent-ils, qu’un pays d’à peine plus de 7 millions d’habitants, fondé il y a 60 ans, constamment en guerre depuis, soit à l’origine de la création et du développement de davantage d’entreprises de haute technologie que des pays plus importants, plus anciens, et qui vivent en paix ?" C’est la question à laquelle les deux auteurs américains, l’un vit à New York, l’autre à Jérusalem, tentent de répondre.

Les approches sociologiques fonctionnalistes, institutionnelles et conjoncturelles ― la conscription, l’absence de ressources premières, la menace de guerre ― sont un début d’explication, mais elles ne leur suffisent pas. D’autres pays présentent les mêmes caractéristiques, et ne développent pas autant d’entreprises de haute technologie, y compris parmi les "dragons" asiatiques. A ces approches sociologiques, les auteurs ajoutent un regard à la fois culturaliste et individualiste. Senor et Singer multiplie les exemples d’investisseurs, de chefs d’entreprises, de créateurs, de start-up, et donnent une explication culturelle à ce phénomène. Selon eux, si Better place, Intel, Israel Aircraft Industries, Nice Systems, Compugen ou bien d’autres sociétés sont nées ou fortement implantées en Israël, ce n’est pas qu’une question institutionnelle et conjoncturelle, c’est avant tout une question culturelle.

Peuple du livre, culture talmudique de contestation, chutzpah*, culture hyperdémocratique, et même un piston qui ne dit pas son nom sont les recettes de l’innovation israélienne et de la création d’une "nation d’entrepreneurs". Par son regard admiratif le livre a l’avantage d’aborder sous un œil positif certaines caractéristiques de l’Israélien qui pourraient à d’autres moments être perçus comme de graves défauts : l’absence de discipline et la relativisation extrême de la hiérarchie (y compris dans l’armée), le fait que "tout le monde connaît tout le monde" et même la situation permanente de menace sur la sécurité du pays. Parce que les Israéliens sont entourés d’ennemis qui ne leur permettent pas de prendre leur voiture pour faire librement des milliers de kilomètres, ils créent des outils de transports virtuels (pour les téléphones, ou internet) ; parce que les Israéliens sont constamment menacés, ils ne permettent pas un mauvais commandant, ou un mauvais professeur, et se plaignent s’il le faut sans respect pour la hiérarchie. Ces aspects culturels dont chaque Israélien pourra donner des exemples (mais aussi des contre-exemples, c’est le défaut d’une approche culturaliste générale) participent selon les auteurs à la réussite technologique israélienne. Dan Senor et Saul Singer ont écrit un excellent livre de vulgarisation du secteur des start-up israéliennes. En privilégiant les parcours d’investisseurs, d’entrepreneurs et des start-up elles-mêmes, en insistant sur les histoires personnelles plutôt que sur l’argumentation, ils permettent au grand public d’apprécier l’ouvrage avec divertissement. Un lecteur qui ne connaît pas Israël découvrira ces traits de caractère avec intérêt et amusement, un autochtone israélien, plus familier de cette culture, devrait s’amuser encore plus en parcourant toutes ces histoires.

On ne peut regretter que quelques éléments : l’ouvrage est peu long sur la fin, et surtout, la critique de l’économie israélienne dans sa globalité semble trop minime, due à l’approche de départ (l’étude d’Israël comme nation start-up). Les auteurs rappellent un certain nombre de données : Israël se place en première position en investissements en capital-risque par habitant (devant les Etats-Unis), Israël a le plus de sociétés classées au NASDAQ après les Etats-Unis, et Israël a le plus de dépenses en R&D civiles, Israël est la nation start-up, ça ne fait aucun doute. Mais on peut se poser quelques questions auxquelles les auteurs, qui ne rentrent pas dans une explication économique globale, ne répondent pas suffisamment : sur le rachat des start-up et leurs conséquences sur l’emploi à long terme, ou encore sur le succès des autres pays à forte croissance (Taïwan, Singapour, Corée du sud) qui n’ont pourtant pas autant de start-up, sur le manque d’infrastructures comparé à des pays plus riches, en Europe notamment ?

On ne peut pas tout avoir en un seul livre. On peut déjà se réjouir en lisant le récit des succès racontés par les auteurs, et la thèse culturelle qui les explique. Un livre plaisant, par moments amusant, et souvent passionnant.

*Les auteurs définissent la chutzpah ainsi : "culot, courage effronté, présomption accompagnée d’une arrogance telle qu’aucun mot dans aucune autre langue ne peut lui faire justice".

Reproduction autorisée avec les mentions suivantes et le lien vers cet article : © Misha Uzan pour http://un-echo-israel.net et http://mishauzan.com"
Un écho D'Israël - 09/10/2011

"ENQUÊTE
Comment un pays d'à peine plus de sept millions d'habitants, fondé il y a soixante ans, constamment en guerre et ne
disposant d'aucunes ressources naturelles, peut-il compter
le plus grand nombre de start up au kilomètre carré ? Pour les
auteurs de cette enquête publiée par Maxima, c'est parce
qu'il y règne un état d'esprit favorable à l'innovation."
01 Business & Technologies - 03/11/2011

"« ISRAËL EST UNE START-UP »
Interview de Saul Singer

Dans un secteur high-tech en pleine expansion, Israël s'est
imposé comme un acteur majeur. Ses capacités d'innovation
en ont fait le second pays le plus représenté au Nasdaq, le marché américain des nouvelles technologies - avec 60 entreprises sur 2 784 -, après les Etatsunis.
Avec 500 start-up créées par an, contre 700 pour l'ensemble de l'Europe, Israël en regroupe plus que n'importe quel pays, derrière les Etats-Unis.
Coauteur du livre "Israël, la nation start-up", le journaliste israélo-américain Saul Singer fait un parallèle entre la situation historique et géopolitique d'Israël et son dynamisme.

Q. - Quelle est l'importance du secteur high-tech en Israël ?
R. - Elle est énorme. Des entreprises telles Microsoft, Google, Intel ont installé des divisions de recherche et développement
dans le pays. Apple y a ouvert son premier centre en dehors des Etats-Unis. Et il y a les grosses sociétés israéliennes, comme Check Point, qui a inventé le firewall. Et des milliers de start-up existent dans tous les domaines : applications médicales, biotechnologies, Internet, nanotechnologies.
Au Mobile congress de Barcelone, le plus grand salon de téléphonie, Israël avait en 2011 la délégation la plus importante avec 50 sociétés.

Q. - Pourquoi parlez-vous de « nation start-up » ?
R. - Ce type d'entreprises repose sur deux ingrédients : un objectif fort et le fait de prendre des risques. Israël lui-même est une start-up, car il réunit ces deux choses. Ayant dû gérer
le fait d'être un petit pays avec peu de ressources dans un environnement difficile, il a développé une énergie créative. Etre un pays d'immigrants a aussi aidé. Ce sont des gens qui, à un moment, ont pris des risques pour tout quitter et recommencer de zéro.

Q. - En quoi l'armée a-t-elle joué un rôle, comme vous l'expliquez ?
R. - En Israël, tout le monde a fait son service militaire et toute la société tourne autour de l'armée. Les Israéliens ont
ainsi appris ce qu'est une mission, à aller jusqu'au bout d'un engagement. Cela apprend le leadership, l'esprit d'équipe et à se sacrifier pour quelque chose de plus grand que soi."
Direct Matin - 17/01/2012

"Avec un peu plus de sept millions d'habitants, Israël compte plus de deux fois plus de sociétés cotées au Nasdaq que la Chine, l'Allemagne, la France, la Corée, l'Inde, Singapour, le Royaume-Uni, l'Irlande et la Japon réunis. Ses investissements en capital-risque par habitant sont deux fois plus élevés qu'aux Etats-Unis, trente fois plus qu'en Europe, quatre-vingts fois plus qu'en Chine ou trois cent cinquante fois plus qu'en Inde, soit la densité la plus élevée de start-up du monde. De nombreuses grandes entreprises technologiques y installent des centres de recherche, comme Intel, qui s'y est établi en 1978. Les deux auteurs expliquent ce phénomène par divers facteurs. Le service militaire obligatoire, qui permet aux citoyens de se constituer des réseaux solides et d'apprendre à fonctionner sous pression, à improviser et à effectuer des choix difficiles. Le niveau élevé des dépenses militaires a donné naissance à de nombreuses sociétés technologiques. La culture israélienne, individualiste et très égalitaire, encourage à contredire ses supérieurs sans aucun complexe et tolère volontiers l'échec. La forte proportion d'immigrants les poussent généralement à se dépasser pour s'intégrer. La législation est très favorable au capital-risque et aux institutions d'enseignement de très haute qualité. Tous ces facteurs ont contribué à créer un écosystème favorable à l'innovation technologique. Mais il y a également des revers : une grande exposition aux retournements de conjoncture dans les nouvelles technologies et une grande dépendance aux exportations. En outre, les craintes liées à la situation politique font fuir de nombreux cerveaux. Les auteurs passent en revue ces différents facteurs de manière vivante et facile à lire, en alternant explications et exemples. Leur analyse est cependant parfois superficielle et empreinte d'un libéralisme très idéologique. Enfin, comme l'ont montré les récents mouvements sociaux, être le pays le plus en pointe dans les nouvelles technologies ne suffit pas à assurer le bien-être de la population."
Entreprise Romande - 03/02/2012

"Le paradoxe révélateur des start-up israéliennes

Israël a deux des éléments clés pour réussir dans les technologies de l'information : des Prix Nobel (témoins
de la qualité de l'enseignement de haut niveau) et de l'argent prêt à s'investir dans des entreprises à risques. N'est-ce pas ce qui fait la force de Silicon Valley ?
Reste à faire se rencontrer les deux. Telle est la fonction de Yissum, une entreprise créée en 1964 par l'Université hebraïque de Jérusalem, avec pour objectif de « protéger et commercialiser » la propriété intellectuelle générée par ses professeurs. Vice-président de la recherche pendant huit ans, Hervé Bercovier a participé activement à la gestion de la société. « Toute création liée à son domaine d'activité par un professeur appartient à l'université qui la donne à Yissum, m'a-t-il expliqué. Yissum vérifie d'abord si elle est brevetable. Elle se charge ensuite de la vendre. En cas de réussite, elle lui reverse 40% des revenus et donne 20% à son laboratoire. » Cela permet à l'université de remplir ses coffres, mais le but fondamental, selon Bercovier, est de «tester des idées». Résultat affiché sur le site de la société :
7 000 brevets et 72 sociétés créées. Les produits commercialisés par Yissum « générent plus de 2 milliards de dollars de ventes annuelles ». De quoi faire réfléchir.

L'Etat - dont on tend trop souvent à minimiser le rôle, y compris à Silicon Valley - a su créer très tôt les conditions de
mobilisation d'importantes ressources financières. Creé en 1993, le programme le plus connu, Yozma (« initiative » en
hébreu), fonctionne sur deux critères : l'Etat ajoute une moitié au capital réuni par les investisseurs privés, mais, s'ils
réussissent, ces derniers peuvent racheter à bas pnx la part publique au bout de cinq ans. Comme l'écrivent Dan Senor et
Saul Singer dans leur livre "Israël - La nation start-up", « le gouvernement partageait les risques [et] offrait toutes les
récompenses aux investisseurs ».
Cette demarche a permis d'attirer des investissements effectués par les plus grosses sociétés : Intel, Microsoft, Google, HP, etc. A cela, ll faut ajouter un moment clé pour susciter l'engouement des investisseurs, celui où quelqu'un vend une start up à laquelle personne ne croyait pour ce qui semble une fortune. C'est arrivé en 1998, avec la vente pour 400 millions de dollars à AOL d'un petit programme de chat né Mirabilis et devenu ICQ. « Je suis dans les start up depuis mon adolescence, m'a déclaré Yossi Vardi, père de l'un des fondateurs de Mirabilis (et investisseur) je ne comprenais pas pourquoi 100 000 personnes téléchargeaient le programme et j'ai décidé de déchiffrer ce mystère. Ca m'a pris trois ans pour en faire une théorie unifiée de l'expérience utilisateur ». Sans qu'il soit possible de déterminer l'importance de cette recherche dans sa fortune, Vardi réussit plus que bien. Le succès du pays est dû « à l'alliance entre beaucoup de petites entreprises locales et les grosses multinationales
en quête d'innovation ». II estime qu'Intel a investi dans 54 start up et IBM dans 11. « Elles apportent leur capacité managénale, dit il, et nous offrent l'accès au marché global», toujours difficile quand on parle d'un pays de petite taille.
Jeremie Berrebi, qui gère le fonds Kima Ventures avec Xavier Niel (actionnaire du journal Le Monde], est d'accord pour dire
que « la capacité des fondateurs de tenir le choc face aux propositions qui arrivent en cours de route est clairement un des plus gros problèmes quand on investit tôt ». Mais il estime aussi qu'il y a assez de grosses opérations (en centaines de millions de dollars) pour que les reventes rapides soient bienvenues.
Les start up israéliennes sont suffisamment prometteuses pour attirer les investisseurs du monde entier, pas encore
assez puissantes pour se transformer elles-mêmes en succès
mondiaux. Vu d'ailleurs, c'est un paradoxe plutôt salutaire.

Francis Pisani
Journaliste et blagueur
(winchs.blog.lemonde.fr)"
Le Monde - 30/06/2012

"Israël la nation start-up
Un livre de Dan Senor et Saul Singer, Edition Maxima

Saul Singer a cartonné avec le livre Start-up Nation. C’est dans un petit bistrot d’un quartier branché de Jérusalem qu’on retrouve l’auteur. Un grand barbu, un peu timide, qui jauge son interlocuteur avant de livrer le fruit de la centaine de rencontres qui a permis cet ouvrage exceptionnel. 280 000 exemplaires vendus, 17 traductions, 7 éditions en coréen, 14 en chinois. Longtemps classé numéro cinq des meilleures ventes du New York Times et du Wall Street Journal. Les secrets du modèle israélien dans la création de start-up figurent sur la table de chevet de nombreux ministres de l’économie.

/.../
Interview de Saul Singer par Phiilppe Lugassy"
Hayam - 01/11/2012

"Israël, nation d’entrepreneurs
L’analyse des journalistes Dan Senor et Saul Singer, auteurs d’un livre* vendu à 280 000 exemplaires

Par Philippe Lugassy

Immigration et prise de risque: C’est, au fond, l’histoire d’un petit Etat, un peu comme la Suisse. Sans ressources, avec un marché étroit. Et des voisins pas forcément bienveillants.
Une nation d’immigrants, d’individus qui ont pris le risque de tenter leur chance ailleurs. Le profil type: un être déterminé
avec une tolérance, voire une appétence au risque.
« Dans cette démarche, détaille Singer, il y a les ingrédients
qui composent la notion même d’entrepreneur. Travail,
détermination, refus de l’échec. »
L’armée, un MBA sur le terrain: Dans un Etat « classique », il y a formation puis vie professionnelle. En Israël, s’ajoute le passage obligé de l’armée. Selon Singer, « celle-ci, en raison
de sa petite taille, met l’accent sur l’identification des talents:
chaque soldat compte et il faut au mieux utiliser ses capacités.» Les critères d’entrée dans un corps sont hypersélectifs: psychométrique, entretiens, aptitude physique, résistance au stress, privation de sommeil. Le processus de sélection s’affine tout au long des trois ans avec évaluation et reclassement permanent. En outre, il y a une spécificité à l’armée israélienne: le commandant peut être contesté. « A l’issue de chaque opération ou manoeuvre, il y a une réunion de bilan, où chacun, quel que soit son grade, est invité à donner son feed-back. »
Ainsi, poursuit Singer, « à l’image d’une entreprise moderne qui doit rendre des comptes, justifier ses dépenses, promouvoir les talents, l’armée israélienne est un entraînement en situation réelle à l’entrepreneurship ».

* « Israël, la nation start-up », Editions Maxima."
Bilan - 01/11/2012

"Palestine : génération start up

/.../
Le sujet de la coopération israélo-palestinienne dans le secteur du high-tech est d'autant plus sensible que l'industrie
israélienne des TIC a toujours eu des liens étroits avec l'armée, comme le rappelait le livre de Dan Senor et Saul Singer, "Israël, la nation start-up" (Maxima, 2011) : « L'armée, en particulier les unités d'élite, a servi d'incubateur à des milliers de start-up israéliennes de haute technologie. »
Aujourd'hui, alors que l'opinion publique palestinienne est massivement hostile à la normalisation, les plus pragmatiques
font malgré tout le pan que le secteur palestinien des TIC peut bénéficier de l'expérience israélienne sans se soumettre à la loi du plus fort."
Obsession - 27/04/2013

"La Silicon Valley du Proche-Orient
NATION START-UP > L'ensemble du territoire israélien bénéficie d'un environnement ultrapropice à l'entrepreneuriat. Entrepreneurs français, sachez en tirer parti !

Par Nathalie Mourlot, avec le réseau Baker Tilly

Pays d'à peine 8 millions d'habitants, fondé il y a seulement
soixante-cinq ans, constamment en guerre depuis et ne disposant d'aucune ressource naturelle, Israël est à l'origine de la création et du développement de bien plus d'entreprises de haute technologie que certains pays plus importants, plus anciens et en paix comme le Japon, la Chine, l'Inde, le Canada, le Royaume-Uni ou la France !
Comment s'explique cet incroyable phénomène ? C'est ce qu'ont cherché à comprendre Dan Senor et Saul Singer, auteurs d'un best-seller paru en 20O9 en anglais, puis traduit et publié en français sous le titre "Israël, la nation start-up" (Editions Maxima). A partir de très nombreux exemples de chefs d'entreprise et d'investisseurs israéliens, Dan Senor et Saul Singer montrent que la réussite économique du pays peut s'expliquer par la posture mentale
unique développée par ses ressortissants, faite d'un mélange de résilience et d'obstination.
Parmi les facteurs clés du développement économique d'Israël identifiés par les deux auteurs : l'histoire du pays, sa
politique d'intégration des immigrants, ses ressources dans le domaine de la recherche et développement, et le recours
à la conscription.
/.../"
L'entreprise - 01/06/2013

"Une terre d'inspiration,

Par Eric Cohen, Fondateur et PDG - Keyrus

Que se passe-t-il quand deux présidents de la république se rencontrent ? Trop souvent de longues discussions protocolaires, mais quand il s'agit de François Hollande et de Shimon Peres, ils parlent d'innovation !
Je rentre d'Israël avec la délégation qui accompagnait le Président de la France. Pas de surprise pour moi, l'innovation y est partout, dans les discours certes, mais surtout dans les
têtes et dans les actes. La « Startup Nation » n'est pas qu'un slogan.
/.../
http://itrnews.com/articles/145066/terre-inspiration-eric-cohen-fondateur-pdg-keyrus.html"
ITRNews - 02/12/2013

"Israël : superpuissance de la high-tech ?

Par Jacques Bendelac

En mars 2017, l'acquisition par le géant américain de l'électronique Intel de la société israélienne Mobileye (conduite automobile assistée) pour 15 milliards de dollars a fait sensation : au-delà du montant record de la transaction, c'est le savoir-faire technologique israélien qui a été couronné. Une transaction prometteuse à l'heure où la « nation start-up » semble montrer des signes d'essoufflement.

En Israël la haute technologie est un moteur essentiel de l'économie. Les entreprises de technologie seraient même « les ressorts du miracle économique israélien » selon le sous-titre du best-seller des Américains Dan Senor et Saul Singer consacré à la « nation start-up ».
/.../"
Les Grands Dossiers de Diplomatie - 01/07/2017