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Nicolas Minvielle Olivier Seban Pascal Le Guern Martine STORY Philippe Geffroy André-Yves PORTNOFF |
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![]() Il est urgent que la France ait le courage de se désendetterSi elle était désespérée, nous ne serions plus en France ! Nous aurions rejoint les 500 000 Français qui, en dix ans, ont quitté la maison France pour s’installer dans des pays plus attrayants : le Canada, le Royaume Uni, l’Espagne, la Chine .... Notre livre donne des raisons objectives de penser que l’on peut s’en sortir. Les fondations de la maison France restent solides (démographie, climat, infrastructures, stabilité politique...). L’urgence est que la maison France ait le courage de se désendetter. Nous avons calculé que l’Etat dispose d’un trésor de guerre de plus de 430 milliards d’euros .. A elle seule, la Banque de France, tout comme Harpagon, conserve une réserve d’or de 43 milliards d’euros. Ce qui est révoltant quand on sait que, uniquement pour payer les intérêts de sa dette, l’Etat emprunte chaque année un montant équivalent aux recettes de tout l’impôt sur le revenu. 2) Comment expliquez-vous que les étrangers continuent à investir en France si la situation est si préoccupante ? L’immobilier attire les étrangers de maisons plus fortunées, car les prix sont encore abordables. Notre système de santé, archi-déficitaire, est très séduisant : couler ses vieux jours en France, cela attire du monde ! On remarque aussi que ce sont les investisseurs étrangers, de Chine, de Norvège ou des Emirats arabes, qui achètent massivement les obligations émises par l’Etat français ou par la Sécurité sociale ! 3) Comparer le budget de l’etat à celui d’un ménage, n’est-ce pas limité ? Nous sommes conscients que les finances publiques ne peuvent pas être gérées comme les finances d’un ménage ou d’une entreprise. La notion de continuité de l’Etat lui permet d’investir à long terme, sur des périodes allant jusqu’à 50 ans. Cependant, les finances publiques sont aujourd’hui dans un tel état d’asphyxie que l’on peut se demander si l’Etat ne devrait pas, pour se remettre à flots, gérer quelques temps ses finances comme un « bon père de famille » . 4) Vous dites que la France n’aime pas vraiment la réussite ... Nous parlons en effet de « diabolisation de la réussite ». Pour preuve, le maintien d’un impôt tel que l’ISF, qui coûte plus qu’il ne rapporte ... et fait fuir les personnes fortunées qui préfèrent la Belgique, le Luxembourg, le Royaume-Uni ou la Suisse pour investir et prospérer. La France prend plus plaisir à afficher au monde entier ses valeurs d’assistance, d’accueil des exclus, des défavorisés, souvent en opposant la réussite à l’exclusion. Préfère-t-on des success stories ou des loosers en série ? 5) Quelles étaient vos motivations pour écrire ce livre ? Nous sommes d’abord partis d’un constat : les Français ne comprennent pas les chiffres de l’Etat. Un budget de 280 milliards d’euros, un déficit de 1.100 milliards représentant 3 % du PIB ... les choses économiques sont devenues incompréhensibles, car les chiffres sont astronomiques. Les politiques en jouent sûrement. Or, les Français s’intéressent à la chose publique, et ils prennent conscience de l’état désastreux des finances publiques. En tant que banquier, tous les jours, au quotidien, j’explique à des emprunteurs à quel niveau d’endettement ils peuvent accéder quand ils gagnent en moyenne 2 200 euros par mois. Je me fais très facilement comprendre. Il m’arrive aussi parfois d’expliquer à des ménages qui se retrouvent au seuil du surendettement comment remettre leurs comptes dans le vert avant que de pouvoir emprunter à nouveau. De là est née l’idée du livre : expliquer de manière très simple le budget de la France en le ramenant systématiquement à l’échelle de nos budgets personnels. Et ainsi, que découvre-t-on ? Que l’endettement de l’Etat représente le quadruple de ses ressources annuelles. C’est comme si un foyer qui gagne en moyenne 2 214 euros par mois en dépensait systématiquement 2 600 et était endetté à hauteur de 160 500 euros. 6) Votre constat est sévère ... S’il est sévère de dire que depuis 30 ans l’Etat gère son budget en dépensant systématiquement 20 % de plus qu’il ne gagne, alors oui nous sommes sévères. Certains nous étiquetterons même de « déclinologues ». Est-ce être déclinologues que de décliner, dans un langage compréhensible et accessible, la réalité des chiffres. D’ailleurs, nous ne sommes pas les seuls à tirer la sonnette d’alarme : la Cour des comptes, le rapport Camdessus, la Commission européenne, le rapport Pébereau ... Tous rappellent que la France n’est désormais plus placée qu’au vingtième rang des nations, et perd régulièrement des places dans ces classements. Notre livre s’attache simplement à rendre toutes ces informations compréhensibles par tout un chacun. Visiter la fiche du livre |
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