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Aux actes, citoyens ! de l'indignation à l'action

Aux actes, citoyens ! de l'indignation à l'action

Hervé Sérieyx -

André-yves Portnoff

L'indignation c'est bien. Mais ce n'est qu'une première étape. Ce livre propose la suivante, celle de l'action.
Aujourd'hui, preuve est faite - avec l'étincelle tunisienne et son extraordinaire propagation, ou même avec la tempête Wikileaks - que l'initiative d'une poignée de femmes et d'hommes suffit à déclencher des forces qui se répandent telles une traînée de poudre et réalisent ce que l'on croyait, la veille encore, impossible. Sachons, à notre nivreau, en tirer les conséquences !
Ce livre ne part pas de théories mais d'exemples réels du monde du travail, de l'école, des régions. Il démontre que chacun peut agir et transformer son environnement immédiat en tant que citoyen, consommateur, professionnel, entrepreneur.
En France, des anonymes, des bâtisseurs méconnus rompent avec la routine. Leurs résultats patents prouvent qu'une succession d'initiatives individuelles peut dynamiser l'économie, exploiter pleinement le web 2.0 dans la cité et l'entreprise, pallier les béances de l'enseignement, relancer le développement territorial et notre qualité de vie...
Cette Renaissance par l'action, les auteurs en repèrent les prémisses partout. Exploitons les solutions qui marchent réellement et agissons chacun à notre niveau. Lorsque toutes ces initiatives locales se rencontreront, elles se consolideront mutuellement et la société sera trandformée en profondeur.

Caractéristiques

Auteur: Hervé Sérieyx - André-yves Portnoff

Rubrique: Enquêtes, essais, romans

15,5 cm x 22 cm
280 pages
23.50 € TTC

ISBN: 9782840016915

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Table des matières

Préface de Hugues de Jouvenel
Prologue : de l'indignation à l'action

1. Brisons le "métro-boulot-dodo" !
- Il n'y a pas de fatalité
- Jouons la carte humaniste des résultats durables
- Choisissons les bon sens intelligent
- Refusons la myopie mortifère de dirgeants ignorants et court-termistes
- Construisons les conditions de la rénovation
- Chassons trois tendances fatales à terme
- Reconstruisons notre tissu d'entreprises
- Exigeons une politique industrielle pour la France et l'Europe

2. Devenons tous des citoyens Web 2.0
- Saisissons les chances de l'esprit Internet
- Exerçons nos pouvoirs numériques
- Utilisons Internet contre les Big Brothers

3. Ressucitons autour de nous la passion du savoir
- C'est notre première urgence
- Répandons la passion du savoir
- Devenons chacun toujours plus éducateur : trois pistes de progrès
- Engageons-nous dans trois batailles citoyennes

4. Participons au développement de notre propre territoire
- Soyons des citoyens actifs de notre territoire
- Jaugeons la vraie richesse de notre territoire
- Libérons l'imaginsation territoriale : comment lancer le processus
- La méthode de la réflexion stratégique territoriale
- Veillons aux conditions du succès

5. Nos valeurs universelles sont nos atouts maîtres
- Un marché nécessaire mais perverti
- Un Etat indispensable mais malade
- L'Etat et le marché, c'est nous
- Pour conjurer les fatalités, les valeurs fortes de l'Europe et de la République

Notes

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La presse en parle

"La renaissance par l'action
Certains s'indignent. D'autres préfèrent passer aux actes pour inventer de nouvelles manières de s'éduquer, de travailler, de vivre ensemble. Hervé Sérieyx et André-Yves Portnoff appartiennent à cette minorité dont la voix se fait heureusement entendre.
« L'endroit ou nous vivons, les personnes avec lesquelles
nous partageons le privilège d'y vivre composent un niveau d'action sur lequel nous pouvons encore agir librement ; pour imaginer des fumrs possibles, choisir une stratégie collective,
tricoter ensemble toutes les ressources locales. Avec de bonnes chances d'obtenir d'heureux résultats », écrivent-ils dans leur livre "Aux actes, citoyens. De l'indignation à l'action", publié chez Maxima.
Après avoir passé au crible les dysfonctionnements des entreprises, des dirigeants économiques, de l'éducation, des responsables politiques, les deux auteurs proposent des pistes pour lancer une nouvelle Renaissance. Ils rappellent quelques idées fortes. « Depuis longtemps, l'historien américain David Landes a démontré qu'aucun pays, au cours de l'histoire, n'a atteint un niveau de développement moderne sans avoir massivement investi dans la santé et l'éducation un demi-siècle auparavant », observent-ils.
Refusant « l'aquoibonisme résigné » et un capitalisme qui
sacrifie tout à la finance, ils rompent avec un discours purement économique en expliquant qu'il est nécessaire d'innover dans les entreprises, les lycées, et la vie politique. Ils multiplient les exemples concrets qui montrent qu'une renaissance de la France et de l'Europe est possible en misant sur des valeurs universelles qui sont la force des
Européens : la laïcité, le libre arbitre, l'égalité, la liberté. Ce
renouveau est à portée de volonté à condition d'être animé
par une vision, et de croire dans les autres. « De Milet, Alexandrie, Cordoue, à la Palerme musulmane ou normande, l'histoire nous confirme que les foyers de créativité ont toujours été des carrefours de communication, des noeuds de réseaux humains admettant une certaine liberté de
l'esprit », affirment Hervé Sérieyx et André-Yves Portnoff.
Tout en décryptant des expériences étrangères, ils montrent
que des Français ont pris des initiatives avec succès. Refusant
le management traditionnel fondé sur la défiance, l'entreprise
familiale picarde Favi s'impose depuis plus vingt ans en faisant confiance à ses salariés et en fabriquant dans des
« miniusines autonomes de 15 à 20personnes ».
Pour redonner un souffle à leur région, plus de 400 responsables du Nord venant d'horizons très divers ont appris à discuter et à travailler ensemble en créant différentes instances : La Cité des entreprises, la Cité des échanges, la Cite apprenante, la Cité du développement.
Cette nouvelle Renaissance est d'autant plus à portée d'hommes que l'histoire de l'Europe est riche d'exemples de villes et de régions - de Venise à Barcelone - qui ont su bouleverser le cours des choses. Mais il faut pour cela que les Européens cessent « d'être velléitaires et myopes ».
Yann Le Gallès - "Idées pour demain"

Le Figaro - 27/06/2011

"L'indignation c'est bien, l'action c'est mieux !
C'est sur ce thème qui fait écho à l'ouvrage de Stéphane
Hessel, "Indignez-vous", que Hervé Sérieyx, spécialiste de l'indignation tous azimuts, et André-Yves Portnoff, prospectiviste, abordent aujourd'hui la question de la citoyenneté.
Au travail, sur Internet, dans les territoires, les auteurs invitent les lecteurs à se retrousser les manches. Leur propos est un panégyrique fervent d'une modernité qu'on pourrait
qualifier de sociale. Plus que de longues théories, ce livre fourmille d'exemples et de cas concrets de personnes, d'entreprises, voire de populations qui peuvent servir de
guides en la matière.
La sphère du travail se taille une belle part, servant à la fois d'exorde au propos et de modèle pour une modernité humaniste, intelligente et entrepreneuriale, voire entreprenante.
Les auteurs pourfendent la logique du court terme, qui fait passer l'intérêt des hommes et des entreprises derrière les
intérêts financiers. Cette spéculation se révélera à terme suicidaire, dans la mesure où elle démobilise les travailleurs et ruine les forces productives. Il importe donc avant tout de reconstruire le tissu d'entreprises et de revenir à une politique industrielle certes rénovée mais conséquente. La logique qui consiste à favoriser les grands groupes est dénoncée comme un non-sens, car ce sont les grands qui reçoivent les aides quand ce sont les petits qui créent les emplois et galèrent."
Entreprise Et Carrières - 27/06/2011

"Agir
Je reçois "Aux actes, citoyens !", le dernier ouvrage d'Hervé Serieyx, écrit avec André-Yves Portnoff, « un des meilleurs prospectivistes du pays » me dit-il. Dans la lignée de Stéphane Hessel et d'Edgar Morin, ils ont voulu écrire un livre important et positif. Le parti pris est simple : chacun dans son coin, à force d'initiatives modestes, mais pleines de sens, on peut agir sur son territoire, son école, son économie et transformer son environnement quotidien. Hervé Sérieyx développe ses idées dans ce numéro de "La Lettre du cadre" (page 25), mais on pourra aussi lire son livre aux éditions Maxima."
La Lettre Du Cadre Territorial - 15/06/2011

"Qu'est-ce que l'innovation citoyenne ?

Délocalisations, appauvrissement de la population, éducation nationale défaillante, croissance économique au point mort… le constat est déprimant. Mais si l'on laissait un peu plus de place aux initiatives individuelles, le pays (la France) pourrait de nouveau innover au profit du plus grand nombre et non pas d'une poignée de "super capitalistes". C'est en substance le message du livre "Aux actes citoyens, de l'indignation à l'action" (Maxima, Laurent du Mesnil Editeur) que viennent de publier Hervé Sérieyx et André-Yves Portnoff. Leur idée ? Prendre en exemple les quelques rares initiatives citoyennes, sociales et/ou solidaires, pour montrer que c'est possible, que cela peut marcher, mais qu'il faut que l'Etat laisse du mou et que chacun se sente concerné.


En matière d'éducation par exemple. Les performances de notre système éducatif laissent plus qu'à désirer. Ce dernier fait objet de toutes les critiques : "Il s'attache plus à classifier les disciplines qu'à favoriser le développement d'esprits libres", écrivent les auteurs. Pire, "il favorise l'acquisition passive de connaissance […], survalorise l'abstraction par rapport au concret […] , enseigne une méthode cartésienne appauvrie, qui permet tout au plus de traiter la complication mais pas la complexité". Enfin, notre système "encourage le travail solitaire (ne copie pas !) et une hypertrophie de l'enseignement par discipline"… au lieu de la collaboration et de l'interdisciplinarité, qui est pourtant le secret des innovateurs. Sans parler "du culte immodéré que nous vouons en France aux diplômes".

Les pistes pour une éducation plus performante sont pourtant connues : sur la base d'un socle commun de connaissances, s'attacher à aider "chaque" élève à trouver son projet, ouvrir l'école à d'autre acteurs, éduquer un comportement d'acteurs en réseau (avec les enseignants comme exemple !)… et surtout apprendre à tirer parti de ses échecs… "On trouve d'autant mieux son Nord qu'on accepte d'être remis en cause."

Mais réformer notre éducation nationale semble impossible. D'un seul coup, peut-être. Mais en acceptant que ceux qui ont de bonnes idées, puissent les mettre en oeuvre, pour démontrer que l'on peut faire autrement, pour essaimer ensuite leurs bonnes pratiques, permettrait de faire bouger les lignes. Chacun est concerné, parents, jeunes et enseignants bien sûr. "Dans ce domaine, de nombreux professeurs fournissent, contre le cours du jeu, le meilleur d'eux-mêmes. Ce sont leurs initiatives innovantes que les ministres doivent protéger, par un droit à l'expérimentaient transgressive, plutôt que de chercher à donner leurs noms successifs à des loi de réforme mort-nées."

Même raisonnement en matière économique et sociale. Il est possible de penser l'entreprise autrement et de miser sur l'intelligence collective, plutôt qu'uniquement sur la quête incessante du profit. C'est le cas de quelques rares entreprises, comme l'éditeur américain SAS Institut, qui place le bien-être de ses salariés au premier plan de sa stratégie de développement, ou la FAVI, sous-traitant industriel picard de 450 personnes, qui fonctionne très bien sans chef ! Les auteurs mettent aussi en avant les cas de Doublet, (spécialiste des drapeaux) de Michelin et même de LG, qui osent investir sur le long terme, ou encore du distributeur américain Costco, qui s'attache à payer correctement ses salariés, ainsi plus motivés à valoriser l'entreprise auprès des clients. On ne peut malheureusement pas multiplier ces exemples à l'infini. Car la plupart de ces entreprises sociales, voire solidaires…ont un atout que les autres n'ont plus. Elles ne sont pas soumises aux lois du marché financier, qui poussent les dirigeants à se préoccuper plus du cours de Bourse que de leur rôle dans la société ! Les auteurs expliquent néanmoins que certaines de ces entreprises commencent à relocaliser, conscientes qu'une production doit rester à proximité des centre de R&D, pour être vraiment en mesure d'innover ! Ils tentent aussi de démontrer que les entreprises, même cotées, qui misent sur l'intelligence de tous leurs salariés, peuvent réussir. Il plaide surtout pour une pensée complexe : "une compréhension de la complexité permet justement de savoir par avance qu'il peut se produire des ruptures et qu'il faut donc anticiper, imaginer de telles situation, prévoir comment agir […] La réactivité qui implique l'écoute des signaux faibles et des informateurs impertinents est devenue une condition de survie".

L'action de chacun pourrait donc compter. "L'instabilité symbolisée par l'effet papillon a une conséquence qui fonde notre responsabilité individuelle." Certes, mais alors que les auteurs finissent chacun de leurs chapitres aux titres évocateurs comme "Devenons tous des citoyens Web 2.0", "Ressuscitons autour de nous la passion du savoir" ou "Participons au développement de notre propre territoire", par un vibrant "Aux actes Citoyens". Pour celui intitulé "Brisons le métro-boulot-dodo", rien. Juste un constat d'échec. Dommage.

Aurélie Barbaux
http://blog.usinenouvelle.com/innovation/culture/quest-ce-que-linnovation-citoyenne/#more-1206 /> "
L'Usine Nouvelle - Blogs de La Rédaction - 13/06/2011

""Aujourd'hui preuve est faite - avec l'étincelle tunisienne et son extraordinaire propagation ou même avec la tempête Wikileaks - que l'initiative d'une poignée de femmes et d'hommes suffit à déclencher des forces qui se répandent telles une traînée de poudre et réalisent ce que l'on croyait, la veille encore, impossible... Sachons, à tous niveaux, en tirer les conséquences" écrivent les auteurs. Préfacé par M. Hughes de Jouvenel, directeur général du groupe Futuribles, directeur de la revue "Futuribles", l'ouvrage présente de nombreux exemples choisis dans le monde du travail, de l'école et des régions afin de démontrer "que chacun peut agir et transformer son environnement immédiat, en tant que citoyen, consommateur, professionnel ou entrepreneur". [...]"
Bulletin Quotidien - 06/07/2011

"Plaidoyer pour une société 2.0
A rebours des « déclinistes », les auteurs insistent sur les forces de la France et de la « vieille Europe »...
Hervé Sérieyx, ancien délégué interministériel à l'insertion des jeunes et conférencier connu, et André-Yves Portnoff, consultant, enseignant et collaborateur de « Futuribles », ont sans doute été agacés par le petit opus de Stéphane Hessel « Indignez-vous ! ». « Pas d'indignation honorable sans engagement personnel, sans la résolution d'agir sur les causes de ce qui indigne », écrivent-ils dans leur livre qui propose désormais aux « citoyens » de passer « de l'indignation à l'action » dans quatre domaines : l'entreprise, le Web, l'éducation et les territoires.

Leur ouvrage, plutôt qu'un pamphlet, se veut du moins une enquête de terrain roborative car s'appuyant sur les exemples qui marchent. Ce livre n'est en rien un brûlot anticapitaliste. Les deux auteurs, libéraux ( « un Etat gros est faible », écrivent-ils) défendent au contraire l'économie de marché, pourvu qu'elle se libère des excès du capitalisme financier. C'est même là que les auteurs sont les plus convaincants, même si le constat a été fait par de multiples auteurs. Leur modèle est celui des entreprises familiales échappant à la dictature des résultats trimestriels et du « court-termisme » imposé par la Bourse.
Privilégier le capital humain

Ils détaillent l'organisation du fabricant de drapeaux Doublet, de Favi, le leader mondial de l'injection d'alliages cuivreux, en passant par l'éditeur de logiciels américain SAS Institute avec ses 11.000 employés. Tous privilégient le capital humain pour innover et devancer la concurrence. La charge est aussi sévère contre nos gouvernants accusés de « myopie », mais aussi contre l'Europe incapable d'adopter un « small business act » pour aider ses PME.

Outre l'utilisation massive des technologies de l'information, les deux autres leviers sur lesquels nous devrions chacun à notre échelle agir sont le système éducatif et les territoires. Dans les deux cas, le constat est juste. Notre système éducatif met trop l'accent sur la mémoire, le savoir, la hiérarchie et oublie la prise de risque et le développement personnel. L'enthousiasme citoyen sera-t-il toutefois suffisant ? Même si des initiatives venant de la société, comme la création de l'association La Manu, qui veut rapprocher entreprises et étudiants, sont souvent plus efficaces que bien des décisions gouvernementales sans lendemain. Même remarque pour l'échelon régional, plus efficace pour diffuser l'innovation avec par exemple l'émergence des groupements d'employeurs qui a permis la création de quelque 15.000 emplois à la clef. Au final, disent les auteurs nous sommes à la fois l'Etat et le marché. A nous de jouer.
FRANK NIEDERCORN"
Les Echos - 07/07/2011

"AUX ACTES !
Les modèles de management gagnants dans la durée sont connus. Ils ne diffusent pas. D'où les crises. Nous disposons pourtant des atouts permettant une Renaissance pas seulement économique A condition d'exploiter chacun à notre place l'effet papillon...
/.../"
Revue RH & Management - 01/07/2011

"BRÛLOT
L indignation, c'est bien. L'action, c'est mieux.
Autobaptisés "Les Seniors indignés", Hervé Sérieyx, spécialiste
de la mutation de nos sociétés, et André-Yves Portnoff, pionnier
de l'économie de l'immatériel, jettent quelques pistes. Le web 2.0 peut notamment conférer plus de pouvoir aux citoyens et
accélérer la diffusion des savoirs.
La video de présentation vaut le détour : http//goo gl/AhXxr
"
01 Informatique - 25/08/2011

"L'apprenance: un devoir citoyen
En France, l'indignation est à la mode.
Mais elle consiste souvent à se retourner d'un air choqué vers les autres: acteurs de la mondialisation, financiers, politiques, droite, gauche, chinois... pour s'absoudre à bon compte du médiocre état du monde. C'est oublier que nous sommes
citoyens, c'est-à-dire en charge, non seulement, de notre projet personnel, mais aussi, pour une part, du projet collectif.
/.../
A lire : Aux actes, citoyens !
Ce livre n'a d'autre ambition, à travers une multitude d'exemples, que de rappeler cette évidence de bon sens : on devient ce que l'on fait.
"
Dirigeants Chrétiens - 01/10/2011

"ZOOM
André-Yves Portnoff est un prospectiviste reconnu. Dans son livre "Aux actes, citoyens !", co-écnt avec Hervé Sérieyx et publié aux éditions Maxima, il évoque le cas Costco,
exemplaire selon lui au plan social. Extrait « II y a un paradoxe que Business Week a relevé en 2004. Costco venait d'annoncer des résultats trimestriels dépassant les
prévisions, les profits avaient bondi de 25 %. Or la bourse réagissait en baissant de 4 % la valeur de l'action. Qu'est-ce qui avait choqué Wall Street ? ( ) Ces excellents résultats
étaient obtenus avec et non contre les salariés. Quel mauvais exemple ! Costco se permettait de payer 38,6 % de plus par heure travaillée, il dépensait 78 % de plus pour les retraites, 64% de plus pour les frais de santé en protégeant 82 % du personnel et non 47%. Pas étonnant dans ces conditions si le
turn-over du personnel n'était que de 6 % par an en face des 21% du Sam's Club (son concurrent direct, filiale de Wal-Mart) »."
La Voix Du Nord - 20/09/2011

"André-Yves Portnoff - Prospective reconnu, créateur du mensuel "Sciences et techniques", professeur associé à Paris 8, Angers puis Fribourg, André-Yves Portnoff est le coauteur d'un ouvrage, "Aux actes citoyens !", sorte de réponse à "Indignez-vous !" de Stéphane Hessel.
A Bordeaux, il répond aux questions d'Objectif
Aquitaine

Q. En quoi "Aux actes citoyens !" répond-il à "Indignez-vous !" ?
R. D'abord, cet ouvrage, nous ne l'avons pas voulu comme une réponse au texte de Stéphane Hessel, mais nous rappelons tout de même que si l'indignation c'est bien, ce n'est que la premiere étape d'un processus qui doit mener à l'action. "Aux actes citoyens !" donne des clés pour y parvenir.

Q. C'est un mode d'emploi pour la révolution ?
R. Non, en tout cas pas au sens le plus violent du terme.
C'est un recueil d'exemples éprouvés, choisis dans le monde du travail, de l'école, des collectivités locales et territoriales, le monde associatif. Ces exemples d'actions montrent que chacun d'entre nous, en rompant avec les habitudes, les. usages parfois, peut faire de son ou ses initiatives un moteur dynamisant l'économie.

Q. Si l'on parle d'économie, pensez-vous que la dernière crise
change la donne et notre vision de l'économie ?
R. Longtemps, l'économie a été victime d'un hold-up. On
nous a fait croire que seul l'actionnaire comptait, que la delocalisation était la clé du succès... On nous a menti, et même du côté des USA, le Medef local répète maintenant à qui veut l'entendre que l'important n'est plus seulement la course aux profits, mais que le dirigeant doit s'intéresser aux autres parties prenantes de l'entreprise, à commencer par ses salariés.

Q. Sommes-nous encore maîtres de notre destin ?
R. Totalement, et les technologies 2.0, Internet, la téléphonie
mobile - les jeunes de Tunisie, du Yémen ou d'Egypte l'ont montré -, s'ils sont bien utilisés, donnent de l'écho à nos initiatives personnelles. Chacun d'entre nous peut construire une économie, une démocratie... Après tout, si l'on ne bouge pas, qui le fera ?

Interview : Pascal Rabiller."
Objectif Aquitaine - 01/10/2011

"L'argument : Certes, si le fait de s'indigner est louable dans le sens de la prise de conscience, n'en demeure pas moins qu'elle demeurera vaine si elle n'est pas suivie d'action ! C'est ce vers quoi ce livre propose d'amener le lecteur en partant non de théories plus ou moins fumeuses mais d'exemples réels du monde du travail, de l'école, des régions. L'idée étant de démontrer ainsi que chacun peut agir et transformer son environnement immédiat en tant que citoyen, consommateur, professionnel ou bien encore entrepreneur. Cette Renaissance par l'action ou nombre d'anonymes prouvent au quotidien qu'une succession d'initiatives individuelles peut dynamiser l'économie, les auteurs se font forts d'en repérer les prémisses partout en soulignant particulièrement le fait que lorsque toutes ces
initiatives locales se rencontreront, elles se consolideront mutuellement pour transformer la société en profondeur.

L'extrait choisi : « Le contresens de la politique française d'aide à l'innovation est, depuis quelques années, de confondre celle-ci avec la recherche et de concentrer toute
son aide dans le crédit impôt recherche, une procédure de dégrèvement des efforts de recherche, modifiée récemment de sorte à distribuer quelques milliards de plus aux grands groupes. Ceux-ci font-ils pour autant davantage d'innovation ? Expliquons aux politiques qu'ils commettent une erreur sur la définition du mot « innovation » qui leur vaudrait un zéro pointé à un examen. Qu'ils font fausse route en aggravant une tradition de favoritisme, pas seulement française : il y a des « copains » dans tous les pays. Déjà en 1987 un rapport ministériel dénonçait le fait que 70% de la manne publique pour la recherche et l'innovation allait à quelques grandes sociétés non représentatives du potentiel français. En 2002, les PME (petites et moyennes entreprises) françaises de moins de 250 salariés ne recevaient que 9% des soutiens publics, contre plus de 50% en Finlande, en Espagne ou au Danemark. Cela n'est pas sans rapport avec la dynamique finlandaise en innovation ».

Les auteurs : André-Yves Portnoff est un prospectiviste reconnu. Créateur du mensuel Sciences & Technique, professeur associé à Paris VIII, Angers puis Fribourg, il dirige l'Observatoire de la Révolution de l'intelligence à Futunbles. II est auteur de nombreux rapports et livres sur l'innovation, l'immatériel et le numérique.
Hervé Sérieyx est l'un des meilleurs spécialistes français de la mutation de nos sociétés. Sa carrière en entreprise (DGA de Lesieur, PDG d'Eurequip et de Quaternaire), à l'Université (professeur associé à Paris VIII) et dans la Fonction Publique (Délégué interministériel à l'insertion des jeunes), lui a donné une expérience inégalée. Auteur, entre autres, de
« L'entreprise du 3e type » et de « Confiance, mode d'emploi», c'est un essayiste et un conférencier renommé."
Informations Entreprise - 01/12/2011

"Dans un monde à géométrie variable, les sujets d'inquiétude
ne manquent pas. Les Français donnent le sentiment trop souvent de se laisser envahir par eux. Certains ont peur de l'avenir, d'autres se crispent sur leurs habitudes et schémas
de pensée, les mêmes ou d'autres attribuent leur malheur et les menaces qui pèsent sur l'économie française à des boucs émissaires de l'extérieur (les Chinois !) ou de l'intérieur (les « gros »).
Tout n'est pas faux dans le diagnostic de l'inquiétude. Mais alors que les faits sont les mêmes pour tous, les uns font preuve de dynamisme, les autres se laissent aller au pessimisme ou à la contestation populiste. Le manifeste
d'Hervé Sérieyx et André-Yves Portnoff — car c'en est un —
est un appel au réalisme positif.
Chaque citoyen peut être acteur des actions à mener pour mettre la France et les Français à l'heure du XXIe siècle. Quatre domaines d'action sont à privilégier : transformer les entreprises, notamment pour dynamiser la création d'emplois; utiliser intelligemment l'échange électronique entre personnes, groupes et familles de pensée ; libérer la soif de savoir ; participer au développement territorial ; le tout en ayant conscience que la France n'est plus le monde à
elle toute seule — ce qu'elle n'a jamais été — mais une de ses petites fractions qui peuvent devenir (et rester dans la mesure où la réalité vécue est sans doute plus positive que celle que l'on décrit) un lieu de vie. En réalité, les auteurs cèdent un peu eux-mêmes à cette tendance, mais avec le souci de la corriger grâce au passage de l'indignation à l'action. Leur livre se décompose en cinq parties :
— Brisons le « métro-boulot-dodo » : il n'y a pas de fatalité. Il existe des réussites durables. Dépassons l'organisation
taylorienne pour mobiliser l'intelligence de chacun. Refusons le court-termisme. Exploitons les moyens techniques à notre disposition et notamment les moyens numériques. Vendons avant de produire.
— Devenons tous les citoyens du Web 2.0 : les outils de contact et d'échange sont plus forts, si on sait les employer à bon escient, que les risques de centralisation qu'ils peuvent aussi favoriser. Jamais autant de personnes n'ont échangé des idées mais aussi des expériences. On peut utiliser Internet contre tous les Big Brother.
— Ressuscitons autour de nous la passion du savoir : développons la lecture, l'imagination créatrice, et ne nous limitons pas à la rationalité cartésienne. La réalité est complexe. Sans tomber dans la paralysie de la peur, sachons tout de même que l'imprévisible existe (Fukushima l'a
montré).
— Valorisons notre propre territoire : l'endroit où nous habitons, les personnes avec lesquelles nous vivons,
composent un niveau d'action sur lequel nous pouvons agir. Pour mieux y parvenir, nous avons intérêt à nous inspirer des traditions fédérales, qui ne sont pas très familières aux
Français mais qui permettent d'agir sans attendre que tout vienne d'en haut, et assez souvent de nulle part.
— Les valeurs françaises universelles sont des atouts : l'essentiel, c'est de traiter avec respect et sérieux les hommes, à l'intérieur et à l'extérieur des organisations. Une formule reprise par Hugues de Jouvenel dans la préface du Uvre illustre son esprit : « Parier sur l'homme ».

Michel Drancourt"
Futuribles - 01/12/2011

"Osez manager autrement

À CONTRE-COURANT - Les modes de management conventionnels, à force de normes, reportings et process, font fuir les talents.
Pour conserver leurs cadres et salariés, les dirigeants
s'approprient de nouvelles façons de travailler avec une bonne dose d'anticonformisme. Les dernières tendances 2012 en matière de management.

PAR CORINE MORIOU

/.../
L'urgence d'un nouveau management
Du coup, il y a une urgence à faire différemment et mieux en matière de management. Hervé Sérieyx, homme d'affaires
éminent et penseur de l'entreprise du troisième type, trace la voie dans un nouveau livre au titre éloquent : "Aux actes
citoyens ! De l'indignation à l'action" (Maxima). Un ouvrage dans la lignée du manifeste de Stéphane Kessel "Indignez-vous !", suivi de l'opuscule "Engagez-vous !"
(Indigène). C'est un appel aux jeunes à manager en rupture avec les schémas classiques inculqués par leurs aînés.
/.../"
L'entreprise - 01/05/2012

"La clé de la compétitivité est à lintérieur des entreprises
Le bien-être des salariés doit cesser d'être négligé
/.../
Pour dessiller les cyniques j'ai recensé avec Hervé Sérieyx ("Aux actes, citoyens ! De l'indignation à l'action" nombre d'entreprises
durablement prospères grâce à deux principes : elles gèrent le présent selon des stratégies de long terme car leur capital est
patient, elles respectent la dignité des hommes, employés, fournisseurs, clients, mobilisant ainsi la créativité de tous pour
innover. /.../"
Le Monde - 25/04/2012

"L'autre scénario

Opinion par André-Yves Portnoff

/.../
La majorité des dirigeants politiques et économiques gère la crise par le « combien» et non le « comment » ; tailler dans
les dépenses impose des souffrances vaines tant que l'on ne dépense pas « mieux » et ne travaille pas « plus intelligemment», en synergie, pour créer plus de valeur pour tous. Ces dirigeants sont dans le déni de deux constats reliés, corroborés par une foule d'études et de témoignages :
- L'emploi est détruit par les grands groupes et créé par la croissance des PME. Celle-ci est entravée (sauf en Allemagne)
par de grands groupes hostiles.
- Les hommes sont traités, dans la majorité des grands groupes et administrations, de façon à inhiber talents, initiatives, coopérations : cela ferait dépenser inutilement 30 % du coût global de l'administration, évalue Hervé Sérieyx.
/.../
Des experts à la mode serinent que chômage et activité ne dépendent que de facteurs macroéconomiques, déresponsabilisant ainsi les acteurs. C'est faux. Hervé Sérieyx
et moi-même crions casse-cou depuis le début de la dérive néolibérale. Aux aveugles nous opposons les faits : d'innombrables entreprises grandes et petites réussissent dans la durée aux États-Unis, en Europe, souvent familiales, souvent proches du CJD (Centre des jeunes dirigeants).
Leurs leviers ? Trois principes simples : « vision » de long terme ; « empathie » et « respect » de la dignité des
autres; « loyauté » permettant de construire un réseau durable de collaborations internes et externes, d'où force et résilience.
/.../"
La Croix - 16/05/2013